PORTRAIT

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Guillaume Zuili

13.09.17

Photographe professionnel né à Paris en 1965, Guillaume Zuili vit aujourd’hui à Los Angeles.  À l’occasion de l’exposition Scrap Metals à l’Appartement à Paris, nous voulions dresser un portrait de cet artiste unique, qui apporte une nouvelle vision au monde de la photographie. 
Tout commence en Inde, où Guillaume Zuili voyage entre 1986 et 1995. Là-bas, il tombe amoureux de la photographie et entame sa formation. Photographe-artisan, il aime expérimenter l’argentique et ses déformations, intervenant à la fois à la prise de vue et au tirage pour créer ses images.
 
Ce voyage lui inspire un premier livre, paru en 2003 aux éditions du Chêne : Pondichéry, Chandernagor, Mahé, Karibal et Yanaon, dans lequel il s’intéresse aux anciens comptoirs français en Inde. Noms exotiques, nostalgie, émotions, exploration et invitation au voyage… On ne s’ennuie pas avec Guillaume Zuili, qui nous livre sa réinterprétation de ce pays mystérieux et fascinant. Il commence alors à questionner l’Histoire et ses conséquences sur le pays. Cette problématique va plus tard devenir une constante dans son travail.
 
Après l’Inde, Guillaume Zuili s’attaque à l’exploration des univers urbains : il va à Paris, Berlin puis Moscou. Il superpose les images pour raconter les conséquences de l’Histoire sur ces villes. Il superpose les époques sur ses photos. Son œuvre est un véritable travail de composition, qui donne à ses clichés une vision presque surréaliste. Guilaumme Zuili transpose un univers plein de rêves dans ses photographies. 
 
Le travail de l’artiste se concentre plus récemment sur le mythe californien et les symboles qui le caractérisent. Pour Guillaume Zuili, la Californie est devenue un état sans mémoire, qui se débarrasse du vieux et de l’inutile au profit du neuf et du rentable. Au fil de ses photos, il s'attèle à recréer le mythe, redorer les symboles et reconstruire le décor du rêve américain. Son travail fera par ailleurs l’actualité photographique de la fin d’année avec la sortie de son livre Smoke and Mirrors sur Los Angeles.
 
Pour cette collaboration d’automne 2017, la galerie Clémentine de la Ferronière présente Scrap Metal, une exposition de Guillaume Zuili, produite en 2010. Ici, c’est la voiture, symbole par excellence de la grande époque du Fordisme et de l’industrialisation américaine, que Zuili travaille comme sujet. Et une fois n’est pas coutume, très peu de déformations ont été portées par l’artiste à ces images dont les couleurs et les géométries parlent d’elles elles : ces superpositions à l’infini, posées au beau milieu d’un décor de désert californien, évoquent d’avantage une Compression de César qu’une casse à ciel ouvert.
 
On vous invite à découvrir le travail de Guillaume Zuili, en collaboration avec la Galerie Clémentine de la Ferronière, à l’Appartement Paris - 1 rue Saint Fiacre 75002 - du mercredi au samedi de 11h à 20h.

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