PORTRAIT

PORTRAIT

Clémentine De La Feronnière
GALERISTE

20.06.17

Depuis 2011, Clémentine accompagne et expose les photographes dans sa jolie galerie. Immersion au cœur de l’île Saint-Louis, pendant l’expo de Marco Barbon sur la ville d’Asmara.

D’où viens-tu ?

J’étais dans l’édition, les livres illustrés, et je suis spécialisée dans la photographie. C’est pour cela que la galerie est couplée à une maison d’édition. Je l’ai montée en 2011, et depuis 1 an, les livres sont vendus partout en France et le rythme des expos s’est bien accru.
 
Comment déniches-tu les artistes ?

Je fonctionne au coup de cœur. Sur la façon de traiter un sujet, de montrer ce qu’il s’y passe. J’ai plutôt tendance à exposer des photos documentaires qui renseignent sur l’état d’un pays, sur des choses réelles. Marc Barbon par exemple, m’a contactée par mail et j’ai adoré.
 
Qu’est-ce qui t’a plu chez Marco Barbon ?

Je ne le connaissais pas, et j’ai eu un gros flash sur la série d’Asmara. C’est une ville très difficile à aborder, la capitale d’un pays totalitaire. La vie y est suspendue. L’architecture des 50’s, les vieilles voitures, les salons de coiffure vintage et les personnes âgées qui parlent encore italien (c’est une ancienne colonie italienne). Tout est resté intact, et en même temps c’est tellement compliqué pour les habitants. Marco a tout shooté au Polaroid (on expose les originaux) et il a réussi à transposer cette atmosphère de rêve.
 
A partir de quel moment tu t’es sentie prête à monter ta propre galerie ?

J’avais en tête de monter ce projet un jour, pas spécialement maintenant parce que c’est tombé en même temps que les enfants, j’ai eu deux filles en 4 ans ! J’ai quitté mon ancien job dans l’édition et c’était le bon moment.
Une expo mémorable ?

Celle sur l’Opéra de Paris, avec ses très grands formats tirés en couleur, elle a cartonné. Et sinon j’ai adoré celle de James Barnor sur le Ghana, c’est un photographe de 87 ans incroyable !
Chaque expo, c’est un livre édité ?

Oui, même si ça ne vient pas toujours forcément de nous. J’ai une petite collection qui me tient à cœur, qui mêle un thème et un artiste parisien.
– Les piscines de Léa Maupetit : elle a travaillé à la gouache donc on a fait toute une expo avec ça. D’ailleurs, elle a la phobie des piscines, ça a été très dur pour elle !
– Les musées étonnants de Marie Doazan : il y en a d’incroyables, comme le Musée d’Edith Piaf. Une dame a racheté un de ses anciens appartements dans le XIème, et elle y vend robes et objets. On avait fait des sérigraphies et c’était plus accessible, les gens étaient contents.
L’idée serait de faire ce genre de livres deux fois par an, les prochains sont prévus en décembre.
 
Quels sont les projets qui arrivent ?

Pour la rentrée, le duo de réalisateurs Nicolas et Bruno travaillent sur un projet assez fun avec les images d’un robot, un personnage extrait d’un ancien film porno des 70’s , « A la recherche de l’ultra sexe ». Ça se rapproche du projet avec Baudoin, « Les 75 Parisiennes ». Et cette fois, il y a aura un beau livre, un dvd du film, une assiette créé par un super chef et peut-être une collab avec le Ground Control. Rendez-vous à la rentrée !
 
Comment avais-tu trouvé ce lieu ?

On était en face et on est arrivé ici en janvier. C’était une ancienne salle de danse, et puis j’aimais le côté « secret » en étant dans l’arrière-cour.
Et si tu devais résumer la Galerie Clémentine de la Feronniere ?
On accompagne des photographes sur le fond, on dépasse le stade de la simple galerie où l’on accroche des choses sur un mur. On imagine plein de choses autour, et je pense que c’est ce qui plait !
 
Galerie Clémentine de la Feronniere.
51 Rue Saint-Louis en l’Île, 75004 Paris

 

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