N°01

UN PARC ?
LE SQUARE DES BATIGNOLLES

Accès par le 144 bis, rue Cardinet, Paris XVIIe

Tout le charme des parcs parisiens, sans la foule de touristes. Je m’y promène en famille parce qu’il est près de chez moi, mais aussi pour son pur style haussmannien, ses grilles vert tendre, ses jolis canards d’espèces inconnues, sa vue sur les voies ferrées de Saint-Lazare et les enfants trop bien habillés qui s’y amusent. À l’automne, hêtres, saules et noisetiers s’y parent de leurs plus belles couleurs.

N°02

​UNE BOUTIQUE ?
LES ÉPICES ROELLINGER

51 bis, rue Sainte-Anne, Paris IIe

Quand le temps des soupes arrive, une virée jusqu’à cette « bibliothèque d’épices » s’impose. Au départ, je me rends au petit magasin parisien du chef Olivier Roellinger pour faire le plein de poudre « Trésor oublié », un mélange parfait pour relever les potages de légumes, mais une fois à l’intérieur, je me laisse emporter par les senteurs. Pensé comme une invitation au voyage, il regorge de flacons à humer, aux noms tous plus évocateurs les uns que les autres. Un concentré de poésie.

@vutheara

 

N°03

​UN MUSÉE ?
MARMOTTAN-MONET

2 rue Louis Boilly, Paris XVIe
Exposition Mondrian figuratif jusqu’au 26 janvier 2020

Les hôtels particuliers me font rêver. Il me suffit de franchir leur porte cochère pour m’imaginer transportée au temps de leur splendeur. J’aurais aussi bien pu vous parler de ceux des musées Jacquemart-André ou Nissim de Camondo – chacun décorés des collections de leurs anciens propriétaires – mais il y a en ce moment au Musée Marmottan-Monet une exposition parfaite pour un week-end automnal – Mondrian figuratif – et le jardin du Ranelagh, à proximité, a beaucoup de charme.

N°04

UN BAR OÙ TRAVAILLER EN PAIX ?
LE PAUSE-CAFÉ

41 rue de Charonne, Paris XIe

J’aime bien les grands cafés où l’on peut passer des heures laptop ouvert sans que ça gêne le serveur. Au Pause-Café, le service est courtois, il y a du wifi et la vue sur le quartier animé de Ledru-Rollin me détend. L’établissement se remplit aux heures des repas, mais comme les plats y sont délicieux, je me laisse souvent tenter après une séance d’écriture.

N°05

​UN RESTAURANT ?
CHEZ GEORGES, RUE DU MAIL

1 rue du Mail, Paris IIe

Aux tables branchées qui viennent d’ouvrir, je préfère la stabilité des brasseries qui ont vu plusieurs générations de restaurateurs se succéder. Chez Georges, on en compte trois depuis l’ouverture en 1964. Moulures, miroirs et banquettes de moleskine ne semblent pas avoir bougé depuis. Les serveuses vous maternent, la carte est écrite à l’encre violette et les nappes sont immaculées. Le lieu, tout en longueur et dépourvu de terrasse, est le refuge parfait quand on rêve d’une soirée cosy. J’y prends toujours le foie de veau à l’anglaise, mais le poisson y est également réputé. En dessert, le baba au rhum géant a ses adeptes.

N°06

​UN LIEU INSOLITE ?
L’AFAC, SOUS LA GARE DE L’EST

Samedi de 14h30 à 19h. Descendre la rampe d'Alsace dans le parking, porte 9, gratuit.

Sans mon fils de 8 ans passionné de trains, je n’aurais jamais connu ce repère bien caché des mordus de modélisme. Le samedi après-midi, dès que les températures fraîchissent, nous allons nous réchauffer dans ce qui ressemble à un bunker, aménagé sous la gare. Depuis 1938, l’Association Française des Amis des Chemins de fer y fait rouler des locomotives miniatures dans des décors poussiéreux, que le grand public a le droit d’admirer s’il ne se penche pas trop sur les voies. Un monde à part où se côtoient ancienne et nouvelle générations, unies par un même goût pour les rails.

@paris.with.me

N°07

​UNE VUE ?
LA TOUR EIFFEL VUE DU MÉTRO

Ligne 6, entre les stations Passy et Bir-Hakeim.

Je ne m’en lasse pas. À chaque fois que le hasard me mène sur cette partie de la ligne 6 du métro aérien, je décroche mes yeux de mon téléphone et mesure ma chance d’habiter près de tant de beauté. La vue m’évoque le Dernier tango à Paris – le film fut tourné dans le quartier –, les vieilles rames me rappellent Antoine Doisnel. Toute l’essence de Paris dans un ticket de métro.

N°08

​UNE RUE ?
LA RUE COGNAC-JAY


 

C’est mon ophtalmo, installée là, qui m’a permis de découvrir cette rue du VIIe, célèbre pour les studios de télévision qu’elle a longtemps abrités, mais peu passante et méconnue. Son calme et l’architecture art déco de certaines façades lui donnent une élégance hors d’âge.

N°09

​UN SOUVENIR D’ENFANCE ?
LES MARCHANDS DE TISSUS DE MONTMARTRE

Tissus Reine, 3 place Saint-Pierre, Paris XVIIIe
Marché Saint-Pierre, 2 rue Charles-Nodier, Paris XVIIIe

Enfant, j’habitais en banlieue, mais ma mère, qui coud beaucoup, nous emmenait souvent ma sœur et moi acheter du tissu sur la Butte. Chez Reine, les petits mannequins habillés de tenues taillées dans les tissus en vente me fascinaient, tout comme le rayon des imprimés Liberty. Au Marché Saint-Pierre, j’aimais le brassage social des clientes venues de tous les horizons, les antiques parquets, les fiches à l’ancienne des vendeurs. J’y retourne parfois, et constate avec délice que rien n’a changé. À Montmartre, le temps s’arrête.   

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