CARNET DE PRODUCTION

Le mot de l'équipe Engagée 





Nous sommes Marie et Marine.

Venant d’univers professionnels différents, nous ne connaissions que peu de choses de l'industrie du textile avant d’arriver chez Sézane il y a quelques mois. Ce regard neuf, nous nous en servons chaque jour au sein de l'équipe Engagée pour remettre en question et faire avancer un sujet qui nous tient à coeur : faire de Sézane une marque toujours plus Engagée.  

Notre quotidien, nous le passons avec les équipes du Studio, les responsables de production, Elléore notre experte environnementale et sociale… qui nous partagent chaque jour leur relation avec nos ateliers et nos choix de production. Très vite, nous avons voulu nous rendre sur place pour observer et mieux comprendre.

Nous avons sillonné cinq pays pour visiter cinq ateliers et nous vous partageons plus en détail nos impressions sur nos deux premiers voyages, le Portugal et la Chine :

Notre atelier au Portugal : l'engagement environnemental

En Février 2019, nous nous sommes rendues à Porto pour visiter l’atelier de maroquinerie d’Ana, qui donne vie à tous les sacs depuis la création de Sézane. Nous voyageons avec Hillary, chef de produit, qui s'y rend toutes les semaines pour veiller à la qualité.
Premiers pas dans l’atelier et première surprise : le travail à la main est omniprésent. Nous nous attendions à une grosse machinerie bruyante, et c’est en fait tout le contraire. L'expertise de chaque ouvrier semble être ici primordiale à travers son geste et son art de manier la machine à coudre ou la machine à parer le cuir. Ils ne sont que 70 en tout, ouvriers et employés de bureaux, ce qui confère à ce lieu de travail une ambiance très familiale.

C'est notre sac Mona qui est en chaîne de production en ce moment. Nous observons attentivement le travail précis à chaque étape : le patronage réalisé à la main et au crayon sur des cartons, la découpe du cuir, le contrôle minutieux de chaque pièce, la couture de la doublure, le doublage de la anse...et le marquage à chaud. Il faut compter environ cinquante étapes pour arriver à un résultat de sac aussi abouti. Hillary et Ana échangent sur le rendu de la pièce finie et peaufinent les détails pour que tout soit parfait. Nous n'imaginions pas avant de venir sur place le temps nécessaire pour contrôler la qualité : cela représente environ ⅓ du temps passé pour produire un sac. Ana nous explique que Sézane lui a d’ailleurs donné du fil à retordre en se lançant dans le cuir au tannage végétal. Ce cuir est plus éco responsable… mais il est aussi beaucoup plus délicat et nécessite d’adapter l’intégralité du processus de production et les gestes des employés pour ne pas commettre d’impair.

Ana accompagne l’aventure Sézane depuis les débuts, et ses clients, comme ses employés, “font partie de la famille”. Les preuves en sont les initiatives mises en place pour les ouvriers : par exemple des cours de soutien scolaire et d’accompagnement psychologique sont proposés à leurs enfants et les femmes enceintes obtiennent automatiquement des CDI pour accompagner leur vie de famille.

Femme de convictions, nous apprenons qu’Ana est vegan.... plutôt surprenant pour une personne qui travaille le cuir ! Mais elle le fait selon ses propres valeurs : un cuir issu de tanneries soigneusement sélectionnées. Elle est aussi engagée pour l’environnement depuis plusieurs années : toutes les chutes de cuir de son atelier sont transformées en porte-feuilles ou données à des artisans locaux, et des travaux sont en cours de réalisation pour économiser la consommation d’eau et d’énergie. Le prochain projet ? L’installation de panneaux solaires.

Notre atelier chinois : l'expertise de la soie

En Mars 2019, nous nous sommes rendues dans la région de Shanghaï pour visiter un atelier spécialisé dans le travail de la soie, avec lequel Sézane collabore depuis ses débuts en 2015. Nous nous y rendons avec Aude, coordinatrice de production chez Sézane.  

Nous rencontrons Vivian et Jane, les responsables de l’atelier. Elles nous racontent leurs parcours respectifs en insistant sur celui plus atypique de Jane qui a commencé comme couturière à 18 ans avant de gravir progressivement tous les échelons en devenant responsable du patronage puis de la chaîne de production et enfin de cet atelier. Vivian nous fait visiter : propreté, règles de sécurité … tout est respecté et conforme au compte-rendu qu’Elléore (notre experte en questions environnementales et sociales) nous avait présenté avant notre départ. Aucune mauvaise surprise constatée !   

La production en cours est celle de la robe Sollie. Nous observons chaque étape de la chaîne et nous réalisons la minutie nécessaire pour travailler la délicatesse de la soie. Premier arrêt : des mètres de tissu coloré et imprimé défilent sur un rouleau devant deux ouvrières, dont la mission est de détecter le moindre petit défaut (invisible pour nos yeux peu habitués...) afin d’envoyer en production une matière première parfaite. Nous découvrons ensuite le laboratoire équipé en haute technologie où sont effectués des tests sur la soie : boulochage, machine à laver, déchirure … ici tout est contrôlé. Il faut savoir que, si les machines de patronage sont automatisées et très modernes pour optimiser au mieux la disposition des patrons sur le tissu et éviter tout gaspillage ; les couturières et les ouvriers travaillent quant à eux chaque pièce à la main, artisanalement. Et lorsque le vêtement est terminé, des yeux avertis s’assurent que tout est correct avant l’emballage et l’envoi.

Nous interrogeons Vivian sur le rythme et le salaire des ouvriers. Ces derniers travaillent de 8h à 20h avec une pause de 11h à 13h pour le déjeuner suivi d’une sieste (qui est culturellement importante) et une autre pause de 17h à 18h car la coutume en Chine est de dîner tôt. Concernant les salaires, ces derniers ne cessent d’augmenter chaque année pour s’adapter au développement du pays et au coût de la vie. Dans cet atelier, les salaires sont entre 15 et 20% au-dessus des salaires moyens de la région.

Vivian insiste sur le niveau de qualification de ses ouvriers qui ont parfois plus de vingt ans d’expérience dans le travail de la soie. Quand cette dernière parle de soie, elle explique qu’elle “coule dans leurs veines” car cette matière première est produite localement depuis des siècles. C’est ce savoir ancestral couplé à un usage des dernières technologies qui nous permet de produire des pièces en soie de la meilleure qualité. Aujourd’hui, nous travaillons déjà à notre prochain challenge ensemble : obtenir la certification OEKO-TEX Standard 100 pour toutes nos pièces en soie.

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